Après une dernière édition qui c’est exceptionnellement déroulé en automne 2020, Roland Garros est de retour pour une 120ème édition. Malgré la présence du COVID, le tournoi aura bien lieu du 30 mai au 13 juin de cette année. De plus, du public sera présent en respectant les jauges indiquées par l’État et les mesures sanitaires.

Un Roland a double enjeu. 

Après un début d’année difficile, la France connaît en ce moment même un déconfinement progressif. Le tournoi des internationaux de France va pouvoir accueillir jusqu’aux 8 juin inclus, 5 388 spectateurs. À partir du 9 juin, c’est 65% de la capacité maximale, soit 13 146 spectateurs, qui pourront se rendre sur le site. Plus la compétition va avancer, plus le nombre de courts utilisé va diminuer avec le nombre de matchs, ce qui baissera automatiquement le nombre de spectateurs. Un passe sanitaire va être exigé pour les spectateurs qui voudront accéder au stade à partir du 9 juin.

On retrouve donc ici un enjeu économique, car les spectateurs vont faire tourner l’économie du tournoi. Mais aussi un enjeu social avec une obligation d’organiser ce tournoi avec les meilleures mesures sanitaires possibles.

Un protocole sanitaire strict. 

Le bon déroulement du tournoi va passer par le respect des consignes du protocole sanitaire exigé par l’État. On retrouve les masques sur la bouche et le nez, distanciation sociale et gels hydroalcooliques distribués par les hôtes et hôtesses du tournoi. Des espaces vont être créés par les différents courts. Entre eux, une « libre circulation » avec une gestion des flux rigoureuse des personnes. La nouveauté de ce Roland Garros sera le match en nocturne, à 21 h. Cependant, sans dérogation et avec le couvre-feu à la même heure, ces matchs se disputeront à huis clos jusqu’au 9 juin et le décalage de ce dernier à 23 h. 

Les joueurs et joueuses seront dans une bulle sanitaire. Un accès au stade uniquement les jours de match et une autorisation de deux accréditations maximum pour leur entourage. Les joueurs et joueuses devront également respecter un test PCR tous les 4 jours à moins d’être vaccinés. Enfin, ils auront tout de même comme seul espace de liberté, une heure par jour pour aller faire un footing ou s’aérer. 

Julien Fernandes